du cavalier

...Le cavalier m'attira par ses déplacements saccadés, faussement désordonnés. À cause de mon éducation religieuse, roquer me dégoûta. Je laissai donc sagement les tours de côté. Je développai enfin une saine indifférence républicaine à l'égard du roi, pièce sans profondeur ni personnalité...
du cavalier
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 13 octobre 2007 10:20

de l'esthétique de la logique

de l'esthétique de la logique
... Le roi était une simple donnée, un monarque constitutionnel, sans pouvoir, ni charisme ni autorité. Passif, il n'existait que pour être préservé, ou coincé. Ces parties développèrent mon sens logique, et plus encore : une solide « esthétique de la logique »...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 13 octobre 2007 10:17

Modifié le samedi 13 octobre 2007 10:28

des visages

des visages
... Fanou m'avait initié à cette esthétique, fondée sur l'imagination plus que sur l'observation, sur la projection plus que sur le calcul, sur l?intuition davantage que la tactique. Je perdis régulièrement. Mais quel calme, quel repos, quelle sérénité ! Pas de complications. Durant ces parties, nous n'avions pas à parler. Surtout pas à parler. Mon aptitude à déchiffrer les visages s'en trouva accrue. /.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 13 octobre 2007 10:16

Modifié le samedi 13 octobre 2007 10:28

du grand jeu

du grand jeu
Il exultait. Une nouvelle vie s'ouvrait à lui. Il se vit du haut du mont Elbrouz, donnant ses ordres à ses ingénieurs et observant ses colonnes de contremaîtres se dirigeant vers la mer Caspienne pour engager à Shah Deniz des combats décisifs sur la répartition des réserves pétrolières. Se soustrayant aux poursuites des "Quarante Rugissants", ses agents rampaient la nuit pour faire exploser l'oléoduc d?Osman Sharif qui ne devait pas passer par la Tchétchénie et encore moins dans les mains du perfide Kuazikistan. Il montait des alliances complexes avec des Russes au chapeau mou, des Texans encigarillés et des Caucasiens fiers mais riches. Il traversait sur son fougueux étalon arabe le désert de Gobi et créait de toutes pièces une république fantoche par où transiterait le gaz turkmène. Emporté par son engouement nouveau pour le privé, son esprit critique avait failli. Il ne savait plus lire entre les lignes. Sa fille lui expliqua courageusement le week-end suivant le sens premier d'une phrase standard exprimant un refus poli. Il ne la crut pas immédiatement, mais avec les jours, ses illusions se dissipèrent, ses flots d'espoirs s'évaporèrent enfin dans le désert de Gobi. Les dernières gouttes en furent avalées par son pur-sang akhal-téké assoiffé. Il n'eut plus jamais de nouvelles de ce groupe pétrolier. /.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 30 septembre 2007 08:55

Modifié le lundi 01 octobre 2007 00:54

de la traversée...

de la traversée...
« Je lisais, au dos de mes bouquins : plusieurs vies bien remplies;
aviateur, diplomate, écrivain. Rien, zéro des brindilles au vent, et
le goût de l'absolu aux lèvres. Toutes mes vies officielles, en quelque
sorte, répertoriées, étaient doublées, triplées par bien d'autres, plus
secrètes... » (Vie et Mort d?Émile Ajar).
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 30 septembre 2007 08:22

Modifié le dimanche 30 septembre 2007 08:54