Il est évident que le Taureau représente le Bosphore, "le gué du b½uf " en grec. C'est aussi une allusion à Zeus et donc à Europe montant le taureau ou à Io, la génisse enlevée, traversant les Détroits pour apporter la féminité au rude monde ottoman. Le Patriarche traduit la permanence de la civilisation grecque à Constantinople et fait lui aussi à référence à Zeus, Dyaus Pitar, Jupiter, le Père des dieux, Dieu notre Père. C'est en quelque sorte une synthèse entre Byzance et Istanbul, c'est le Sultan, européanisé par une offrande que je discerne encore mal. Le chef des voleurs, ce pourrait être Mercure, mais je vois aussi un étranger, une sorte de mauvais larron perfide et accapareur. Dans cette scène finale, je verrai bien le chef d'une nation commerçante apportant cadeau et félicité au sultan et recevant en échange un firman, car le message, c'est en fait le patriarche qui le donne au chef des voleurs. Quand je parle de félicité, de volupté, je vois maintenant Io, ou une femme d'une grande beauté. Je crois que l'épisode du pavillon vous a aussi beaucoup marquée.
Je pense que ma lecture inversée donne des résultats. La scène précédente s'éclaire d'elle même. Roxelane est le cadeau qui s'offre au pouvoir, à l'intelligence et à la force. Elle est étrangère, certains disent russe, d'autres circassienne voire française. Elle est prête à être saisie par son suzerain.
J'ai plus de difficultés avec le Père Pierre, cavalier. À la réflexion, il me semble que le cavalier représente la froide raison contre la passion. Ce n'est pas un Jésuite, c'est un Dominicain, chargé de la répression de l'hérésie, suspicieux des converties. On le voit dans les anciennes cités albigeoises, en haut-relief : en statue, le Dominicain est toujours accompagné d'un dogue, "domini-canis", le maitre du chien. Il est le gardien de la morale officielle. Il fait appel à la délation du petit Ottoman, qui peut être le cuisinier, le jardinier ou l'ingénieur terrassier. Le père dort-il vraiment, je pense qu'il ferme plutôt les yeux, et ne veux voir ni son confesseur, ni la liberté de sa compagne délaissée. Nous retrouvons cette compagne déçue dans le tableau précédent, sous les traits de Psyché enfin réunie à Cupidon.
Je pense que ma lecture inversée donne des résultats. La scène précédente s'éclaire d'elle même. Roxelane est le cadeau qui s'offre au pouvoir, à l'intelligence et à la force. Elle est étrangère, certains disent russe, d'autres circassienne voire française. Elle est prête à être saisie par son suzerain.
J'ai plus de difficultés avec le Père Pierre, cavalier. À la réflexion, il me semble que le cavalier représente la froide raison contre la passion. Ce n'est pas un Jésuite, c'est un Dominicain, chargé de la répression de l'hérésie, suspicieux des converties. On le voit dans les anciennes cités albigeoises, en haut-relief : en statue, le Dominicain est toujours accompagné d'un dogue, "domini-canis", le maitre du chien. Il est le gardien de la morale officielle. Il fait appel à la délation du petit Ottoman, qui peut être le cuisinier, le jardinier ou l'ingénieur terrassier. Le père dort-il vraiment, je pense qu'il ferme plutôt les yeux, et ne veux voir ni son confesseur, ni la liberté de sa compagne délaissée. Nous retrouvons cette compagne déçue dans le tableau précédent, sous les traits de Psyché enfin réunie à Cupidon.


